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Comment améliorer son style d’écriture ?

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Vous vous lancez dans l’écriture d’un roman ? Toutes nos félicitations, vous avez donc déjà passé l’étape la plus cruciale : passer de la volonté d’écrire à l’écriture.

Pour autant, ce n’est pas parce que vous écrivez que vous écrivez bien. N’est pas Proust qui veut !

Et bien que les goûts en matière de styles littéraires soient très subjectifs, vous ne perdrez rien à améliorer votre technique rédactionnelle. Des personnages avec davantage de coffre, des dialogues plus fluides, une écriture enrichie, transporteront vos lecteurs au sein de votre univers.

Voici quelques conseils pour faire virevolter votre plume !

 Ecrire est un artisanat. Il faut avoir le goût à ça, puis l’entretenir régulièrement. Pas de bon écrivain sans rythme de travail régulier.

Bernard Weber

Travailler, encore toujours et davantage

Bon à savoir — et à rappeler : l’écriture, c’est du travail. Quand bien même vous maintiendriez une activité professionnelle en parallèle ou que vous n’ayez pas pour projet de vivre ce roman, si vous ambitionnez qu’il soit lu et qu’il retienne l’attention de vos lecteurs, il va falloir vous mettre au boulot.

Guère étonnant que les écrivains mettent parfois des mois, voire des années, pour écrire un roman. Ce ne sont pas des tire-au-flanc qui glandent au soleil, mais simplement que la part de travail qu’implique l’écriture d’un roman peut se révéler effrayante. Entre les recherches liées au sujet (géographie des lieux, caractères des personnages, points historiques, éléments techniques…) et la fin du premier jet, il peut se passer des mois !

Le travail d’écrivain est un travail de fourmi, une histoire au long cours.

Dans le génial podcast Arte Radio « Bookmakers, les écrivains au travail », Lola Lafon, auteure de Chavirer, son dernier ouvrage, avoue qu’elle met plus de deux ans pour écrire un bouquin ! Quant à Amélie Nothomb, qui sort un roman tous les ans, non seulement tout le monde n’a pas sa facilité d’écriture, mais je parie surtout qu’elle ne doit pas dormir beaucoup…

Couper, couper et encore couper

Un roman ne s’écrit pas en un seul jet, à moins que vous ne soyez absolument génial et dans ce cas, nous serions plus qu’heureux de travailler avec vous !
Plus sérieusement, personne n’est capable de produire 300 pages de bons mots, d’idées fluides, de paragraphes qui s’écoulent les uns les autres avec naturel et pertinence, et ce, en une seule fois !

Dans sa master class intitulée « Trouver les mots justes », Charlotte Moreau, auteure de l’ouvrage Il était une fois les pompiers, précise bien à ses élèves qu’« écrire c’est couper, couper et encore couper ». Bien sûr qu’il est difficile de mettre à la poubelle des pages entières de travail, mais c’est parfois absolument nécessaire.
Il faut accepter l’idée et le sentiment de perte que peut parfois représenter la suppression d’un passage, car il ne s’agit pas simplement de trouver les mots, mais de trouver les mots justes. Le reste, ce n’est que du superflu.

Utiliser des figures de style

Si c’est votre histoire qui retiendra l’attention des lecteurs, c’est votre style qui leur fera aimer votre texte et les fera revenir vers vous.

Il ne suffit pas de savoir écrire pour publier un livre, autrement, on l’aurait tous fait. Un roman, c’est une histoire, des personnages, une ambiance… le tout à partir de simples mots que vous ferez danser sur les pages ! Les figures de style ne donneront pas seulement un rythme à vos écrits, mais aussi une identité, une unicité.

Nul besoin d’avoir fait des études de lettres — même si, évidemment, ça aide — pour insérer ici ou là des métaphores, des allitérations, des allégories… Là encore, très peu d’écrivains sont capables d’esquisser d’aussi jolies formules dès le premier jet. Ils acceptent l’idée de ne pas être des génies de la figure de style et de revenir encore et encore sur leurs textes pour insuffler ici de la légèreté, là de l’humour.

On ne devrait d’ailleurs pas dire « j’ai écrit un roman », mais bien « j’ai réécrit » un roman, ce qui sied mieux au travail de l’auteur.  

Écrire c’est réécrire

Pierre Lemaitre – Prix Goncourt 2013

Prendre son temps

Toutes ces étapes prennent du temps et c’est sûrement là l’une des différences entre un mauvais auteur et un bon auteur. 

Écrire, c’est laborieux, lent, rigoureux, on vit des moments de frustration extrêmes et d’autres d’une félicité incroyable.

Devenir écrivain, c’est accepter de prendre son temps et de ne jamais se contenter des premiers mots.

Claude Duarte
Editeur chez Nombre7 Rhône-Alpes – Suisse

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