Auteure bretonne, Martine Fève, nous propose avec La Ballade de John, un véritable voyage en Irlande. Plongé au milieu du 19ᵉ siècle, le lecteur suit le chemin de John à travers les paysages irlandais… Nous en discutons aujourd’hui avec l’auteure autour de nos 7 questions !

Martine fève - La ballade de john
Quel est le dernier livre que vous ayez lu ?

Le dernier livre lu et aimé, est : « Tiens ferme ta couronne » de Yannick Haenel (Prix Médicis 2017).

Quelles sont vos influences littéraires pour ce roman ?

Mon influence littéraire pour ce roman est une île, celle où s’écrit l’Irlande.

Piochez-vous parmi des éléments biographiques lorsque vous écrivez ?

Les éléments biographiques, quand j’écris, se métamorphosent par l’alchimie des mots. L’imaginaire puise ses racines dans mes états d’esprit en général, dans mes idéaux, mes pensées ou réflexions diverses. La réalité est un terreau d’où germe la fiction. La plante dans son épanouissement n’ayant plus l’aspect de la graine, des personnages se créent, prennent vie indépendamment du jardinier qui se met à leur service et les accompagne.

Quel personnage vous inspire le plus ? Et oriente-t-il votre écriture ?

Jane Eyre, grâce à laquelle j’ai découvert, à l’âge de dix ans, la littérature autre qu’enfantine. 

Votre citation favorite ?

L’une de mes citations préférées : « Ne baisse pas les bras, tu risquerais de le faire deux secondes avant le miracle. » (Proverbe arabe). Je dirais, de mon côté, que lire, écrire s’entendent d’une même oreille.

Comment vous est venue l’idée pour écrire votre ouvrage La ballade John ?

Les premières phrases du roman sont arrivées spontanément un soir. Apprises par cœur avant l’endormissement, je les ai notées le lendemain, ne sachant pas où j’allais… Et John s’est présenté, m’entraînant dans une ballade que je n’avais pas préméditée. À elle seule, l’inspiration est une entité énigmatique et généreuse. C’est avec gratitude que je signe en son nom.

Et si vous deviez décrire votre livre en une phrase ?

« Tout homme est fou une ou deux fois en sa vie » (C. Brontë). Mais un seul mot peut résumer le livre et gracier la folie : Rédemption.