Ces derniers mois, nous avons publié plusieurs articles concernant l’importance d’Instagram ou encore de Facebook dans la stratégie de communication pour la publication d’un livre. Si les réseaux sociaux sont désormais une étape nécessaire pour la  visibilité en tant qu’écrivain.e, il est essentiel de s’intéresser de près à leur fonctionnement, à leurs esthétiques particulières et à leurs rouages.

Cet article va tenter de creuser d’autant plus ces problématiques et trouver quelles sont les clefs d’une visibilité réussie. La première étape est l’inscription sur Instagram ou Facebook. Une fois la création de son compte passée, il est temps de se jeter dans la gueule du loup !

L’importance de lier numérique et littérature devient d’autant plus évidente ces dernières années avec l’arrivée en flèche du ebook, des différentes plateformes proposant des livres audio ou encore, de la littérature adaptée à son Smartphone.

visibilité réseaux sociaux

Où en est la littérature numérique ?

En 2021 il est primordial de prendre en compte l’impact du numérique dans la littérature. Il la façonne, lui offre de nouveaux outils et la nourrit également de sa création. Certaines applications deviennent de réelles mines littéraires. C’est le cas de Wattpad par exemple, une application canadienne qui permet le partage d’écrits, d’histoires et de romans par milliers. Bien qu’aucune correction, mise en page ou édition ne viennent redéfinir le texte, cette littérature acquiert une certaine visibilité. Pourquoi ? Parce qu’elle est accessible, visuelle, à portée de main, diverse et actuelle.

Elle est partageable.

Ce système fonctionne dans l’édition, pour une faible part. Quelques auteurs (majoritairement américains) ont d’ailleurs réussi à se faire publier après avoir été remarqués sur la plateforme. Ce partage d’écrits ne date pas d’hier, en effet, l’application a connu son pic dans les années 2010 – 2015. Elle a permis de participer au passage du papier à l’écran, de démocratiser la lecture à travers un média et bien évidemment, de défendre le ebook.

Récemment, une autre application propose des contenus littéraires exclusivement adaptés au Smartphone. Il s’agit de Webtoon, qui partage de l’illustration et de la BD, appelés (justement !) « webtoons ». La racine même du mot est construite avec la particule « web » et prouve que le média est indissociable du contenu. L’un ne va pas sans l’autre. La lecture se fait en « scrollant » (défilant l’écran vers le bas), elle est parfois agrémentée d’une musique. Le texte et l’image épousent parfaitement le format allongé de nos téléphones. La littérature est tout simplement au creux de la paume de nos mains !

Wattpad
Webtoon

Ces deux exemples montrent le besoin crucial d’accessibilité autant numérique que physique de la littérature. Le partage rapide et simple contribue aussi à ce fonctionnement si efficace. Vitesse et ergonomie sont les maîtres mots d’une littérature numérique attrayante !

Ce genre d’application et de partage de la littérature sur diverses plateformes numériques, a vu naître des communautés qui se développent et se diversifient en fonction du support et média utilisé. Elles ont un poids considérable, elles influencent les lecteurs, les publications et les ventes… Retrouvées sous le nom de « Booktube » (sur Youtube), Bookstagram (sur Instagram) ou encore Booktok (Tiktok), elles défendent au mieux vos livres et les univers littéraires. Une réelle culture s’est dessinée, basée sur cette promotion gratuite et passionnée multipliée sur les réseaux. Un jargon spécialisé s’est fait une place parmi ces fandom (une communauté/une base de fans d’un objet culturel). Ainsi la promotion passe par le développement de contenus variés :

– de la « fanfiction » (des textes et écrits qui reprennent les éléments d’une œuvre fictionnelle)
– du « fanart » (des dessins, illustrations, créations artistiques qui représentent les personnages ou l’univers fictionnels de l’œuvre)
– de la « fanvidéo « (même chose, mais par le montage de vidéos)

Toutes ces productions contribuent bien évidemment à la promotion et à la visibilité du livre, de la saga ou encore de l’univers fictionnel (c’est une pratique également commune dans le cinéma ou d’autres domaines culturels). Elles sont ensuite partagées sur Facebook, Twitter ou Instagram. D’où l’intérêt d’être particulièrement attentifs à ces pratiques et de s’en inspirer pour sa propre communication sur Instagram.

L’art de se défendre sur Instagram.

Avec Instagram, c’est tout un monde esthétique qui s’ouvre. Il ne s’agit pas forcément de trouver les mots, mais plutôt les images ou les contenus visuels les plus attrayants. Depuis quelques années déjà, Instagram ne se limite plus au format photo, mais va bien au-delà. La vidéo prend de plus en plus de place en offrant une certaine diversité : la possibilité de faire du montage avec les reels (vidéos courtes de 15 à 30 secondes), de partager des lives, de publier des vidéos d’une heure avec les IGTV… Bref un panel de propositions ! Ce qui compte, c’est la diversification du contenu, la régularité de publication et l’implication esthétique. Il est possible, par exemple, de travailler son feed (exemple ci-dessous), de soigner ses stories à la une, de créer des habitudes de publication, d’utiliser les outils mis à disposition par le réseau social : sondages, quizz, questionnaires, filtres, jeux…

N’hésitez pas à vous inspirer ! Le bookstagram regorge de comptes intéressants aux multiples idées au sujet des posts et des contenus. Voici quelques-uns d’entre eux que je trouve particulièrement pertinents :

Antastesialit. Propose des lives littéraires réguliers, des visuels épurés, de belles mises en scènes, une diversification visuelle et de contenu (même des podcasts) !

Toutestpolitique. Très orienté, il respecte une ligne directive de fond et de forme très directe et ose abandonner la photographie classique pour la mise en avant de textes.

Le souffle des mots. Un incontournable, le feed et les images sont très colorés, c’est très mouvementé et rayonnant. Il y a une prolifération de stories/stories à la une et une régularité impressionnante de publications (une publication tous les deux jours, voire tous les jours !).

Et si on allait plus loin ?

Certains auteurs (cf : Mary Wood) nous ont déjà devancé en prenant d’assaut le réseau social Tik Tok. Cette plateforme efficace et très interactive, est aujourd’hui devenue une pratique quotidienne pour les 15-25 ans. Les vidéos défilent, ne tenant pas compte du nombre d’abonnés ni de la notoriété du compte, se basant seulement sur le thème annoncé et les mots-clefs des descriptions. Ainsi, votre vidéo de 15 à 30 secondes peut se retrouver dans les mains de n’importe qui !

Certaines maisons d’édition commencent à utiliser cette plateforme et chez nous, une auteure s’est déjà lancée et accumule les posts, likes et abonnés ! Bien évidemment, il vous faudra un petit temps d’adaptation pour comprendre les rouages de l’application, les tendances actuelles… mais le résultat n’en sera que bénéfique ! Ce contenu vidéo que l’on créé grâce à l’application peut d’ailleurs être repartagé ou réutilisé sur d’autres plateformes telles qu’Instagram ou Facebook. Alors, pourquoi pas un atelier Tik Tok ?

Clémentine Botta


1 commentaire

Mary Wood · 21 mai 2021 à 7 h 33 min

Merci pour ce petit article ! Et en effet une quinzaine de ventes déjà via Tik Tok et Insta pour ma part, les 50 premiers ayant été diffusés à mon entourage et via Fb à une dizaine de personnes de mon quartier.
On y croit !!! Bientôt j’espère les 1000 abonnés et la possibilité de faire des « lives » pour présenter un peu mieux mon univers et créer une proximité permettant des achats coup de cœur !
Ne rien lâcher, même à distance !

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