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Quai n°7 – le conte Urbain de Douhmatra

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Douhmatra Nombre7

Bonjour Douhmatra.

Vous avez un parcours de vie assez atypique, quels sont les trois mots qui le définissent le plus sincèrement ?

La réponse est dans votre question, effectivement mon parcours est atypique. Trois mots pour le décrire c’est difficile. Je dirais :

Fraternité – Pudeur – Enfance

Comme nos lecteurs sont curieux, on ne va pas s’arrêter là.

En quelques mots, qui êtes-vous Douhmatra ?

Je suis Douhmatra. Un Zébré au sens défini dans le roman. Je navigue dans plusieurs cultures et je suis passionné. J’aime l’être humain dans sa complexité.

La culture pour moi c’est un média puissant par lequel on peut transmettre et recevoir beaucoup de choses. Quand je dis culture, je parle de toutes les cultures, celle dites des « dominants » et les autres, moins reconnues.

Ce sont des thèmes que l’on retrouve dans le livre où je fais la part belle à la culture hip-hop. Rencontrer l’autre avec altérité, c’est un défi que je me donne sans cesse, car chacun porte ses bagages, ses stigmates, ses préjugés et le cas échéant sa foi…

C’est ce que j’essaye de faire dans les différents mondes ou je navigue.

Douhmatra Nombre7 éditions

Vous publiez Quai n°7, votre premier roman.

D’où est venue cette envie d’écrire et surtout d’être lu ?

J’écris depuis que je sais écrire et pourtant vous verriez mon écriture, je suis pire que certains médecins 🙂

J’ai eu de la chance d’être nourri affectivement et intellectuellement donc cet apport, couplé à ma grande sensibilité, donne des carnets et des carnets contenant des poèmes, des slams, des contes et des romans…

Mon premier conte écrit s’appelait « Crocodiles ». J’avais 9 ans. Avant j’écrivais surtout pour moi, pour faire vivre les différents univers dans mon esprit. Puis il y a nécessairement les rencontres avec les profs de français et de théâtre et vient le jour où les petits mots qui remplissent les carnets, on a envie de les transmettre autrement que sur scène, mais plutôt par l’intimité de la lecture.

Votre roman prend vie à Saint Denis au nord de Paris, c’est là que se situe le Quai n°7 ?

Le quai n°7, je pense qu’il est dans la tête de chacun, c’est un lieu où se croisent la réalité du quotidien, le passé et le futur …

Dans le roman il s’agit aussi de cela, celui que l’on est, celui que l’on a été et celui que l’on veut devenir…Saint- Denis, c’est un bon lieu pour trouver de l’inspiration. J’avais envie de parler de ces invisibles bienveillants croyants, non croyants, athées, différents et semblables à la fois.

Douhmatra Quai n°7

Votre roman est un véritable conte urbain, les destins s’y croisent

On sent comme l’autre est important dans le roman est dans votre vie.Quels sont les personnes que vous avez croisées tout au long de votre vie. Vous voulez bien nous parler des personnes qui ont compté dans votre vie et qui vous ont accompagné d’une façon ou d’une autre sur votre chemin ?

Il y a une longue note à la fin du roman ou je remercie beaucoup de personnes. En effet, ce sont des personnes que j’ai croisées et pour beaucoup que je croise encore, elles ont contribué à faire qui je suis aujourd’hui. Il y a ma famille directe mais aussi la famille et les amis que j’ai choisis, il y a également les figures d’identifications positives qui permettent de se dépasser…

On est aujourd’hui dans un monde ou l’homme devient ultra individualiste, or je reste toujours persuadé que pour nous guérir des maux de notre existence, la solution est dans l’amour de son prochain et dans la mutualisation des énergies.

Votre écriture est très moderne, incisive…

Pensez-vous que le hip-hop, le rap et toutes les musiques urbaines qui s’écoutent à Saint Denis ont eu une influence sur votre écriture ?

Le rap, La poésie, les romans, les films, la psychologie, l’histoire, la sociologie, le théâtre tout est prétexte à inspirer mon écriture. J’ai essayé modestement dans ce roman de passer d’un style à un autre.

Une suite à Quai N°7 est-elle prévue ? Un second roman en préparation ?

A ce jour, je suis en train de finaliser une satire sociale dont il me reste à écrire la fin.

Une suite à Quai n°7, oui et non. Ce n’est pas vraiment une suite mais un autre récit où je prends le temps de développer la vie d’un des personnages.

Olivia Mahieu – Rédactrice web chez Nombre7 Editions

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