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Le billet de Jean-François Perilhou.

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L’ancrage territorial

La France méridionale constitue le plus clair de mes origines connues. Depuis mon plus jeune âge, je lui voue un attachement total. Tout en elle m’attire, m’inspire et me passionne : son histoire, ses traditions, sa langue…

Malheureusement, je fais chaque jour l’expérience de combien la ruralité est menacée. La défendre est un rude combat quotidien. Au milieu du siècle dernier, le Général de Gaulle disait déjà :

« Comment, étant qui je suis, ne serais-je pas ému et soucieux en voyant s’estomper cette société campagnarde, installée depuis toujours dans ses constantes occupations et encadrées par ses traditions ; ce pays des villages immuables, des églises anciennes, des familles solides, de l’éternel retour des labours, des semailles et des moissons ; cette contrée des légendes, chansons et danses ancestrales, des patois, costumes et marchés locaux ; cette France millénaire, que sa nature, son activité, son génie, avaient faite essentiellement rurale ? ».

Depuis près de cinquante ans, notre pays perd sur tous les tableaux. Il peine à épouser les enjeux du 21ème Siècle tout en oubliant chaque jour un peu plus ses origines profondes. Le vieil adage nous enseigne « Quand tu ne sais plus où tu vas, regarde d’où tu viens ». C’est précisément à cette marche en avant équilibrée que je souhaite appeler. Car, je suis convaincu que notre pays, et plus spécialement le Sud, peut efficacement préparer son avenir sans pour autant abandonner ce qu’il est.


La parole libre d’un élu de terrain!

Jean-François Perilhou

C’est à l’occasion de la première période de confinement du printemps 2020 que, entouré des miens, j’ai choisi de rédiger cet essai « Est-ce qu’on peut enfin en placer une ?! ».

Je sortais d’une période particulièrement intense de campagne électorale, passée le nez dans le guidon, au terme de laquelle j’avais été confortablement réélu maire de ma chère ville de Vaison-la-Romaine. Et puis, le confinement a marqué un coup d’arrêt soudain. Comme beaucoup, il m’a contraint à prendre du recul. J’ai alors décidé de prendre la plume.

Pour écrire sur mes racines, à la fois languedociennes et provençales. Enfant du Sud, elles sont constitutives de mon existence même. Pour écrire sur notre pays, dont l’histoire immense nous oblige. Pour écrire sur nos institutions, tellement malmenées depuis si longtemps. En rejetant toute langue de bois et toute forme de compromission, je livre mes craintes concernant le déclin subi par la France et la fracturation de son unité. 

Notre démocratie est-elle vraiment la même pour tous ? Notre système républicain est-il encore efficace pour le plus grand nombre ? La parole de chaque Français est-elle équitablement prise en compte ?

Pour surmonter le contexte de crise socio-économique et de défiance envers la classe politique, il m’apparaît qu’il revient à notre nation de se libérer des chaînes qui la paralysent. Au fil des pages, je me suis employé à esquisser les contours de nouvelles méthodes de gouvernance, reposant sur diverses références et des exemples concrets.

Élu et responsable économique

Sur la base de ma double expérience de chef d’entreprise et d’élu de terrain, il me semble que notre organisation collective doit désormais faire toute sa place à la précieuse contribution de l’ensemble des citoyens qui le veulent. En clair, l’autorité « en haut », solidement ancrée sur la solidité des pouvoirs régaliens de l’État central, et la liberté « en bas », axée sur la libération de l’inspiration et du savoir-faire typiquement français.

Ajoutons à ce projet collectif le rejet de la pensée unique, des clivages partisans, des fonctionnements corporatistes ainsi que la mise en avant du bon sens et de l’intérêt général. Sans oublier les valeurs d’authenticité, de proximité et de légitimité qui en formeront les piliers. Au total, j’ai clairement souhaité mener un récit libre, engagé et marqué du sceau du refus de la fatalité.

La rencontre avec un éditeur

Je suis honoré et heureux que les Éditions Nombre7, basées à Nîmes, au cœur de notre Midi, aient accepté de publier mon ouvrage. Naturellement, le choix d’une maison d’éditions méridionale convient tout particulièrement à ma vision provinciale et à ma sensibilité localiste. Je souhaite remercier très chaleureusement Jade et Gilles, de Nombre7, pour leur précieuse confiance et leur accompagnement sans faille. 

Merci à tous ceux qui me feront l’amitié et le plaisir de découvrir cet ouvrage.

Bonne lecture à tous !

Jean-François Perilhou

Jean-François Perilhou

Maire de Vaison la Romaine



Auteur de l’essai politique Est-ce qu’on peut enfin en placer une ?!   

1 COMMENT

  1. Bravo Jean-François !
    Très hâte de lire cet ouvrage pour -je le souhaîte- permettre à notre Sud de pouvoir enfin « en placer une » !!
    LD

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