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Dans la tête d’un auteur célinien

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Céline

Dominique Simon est un écrivain reconnu mais que personne ne connaît … ou presque. Utilisation de pseudonymes, collaboration avec plusieurs maisons d’édition, ouvrages très différents … l’homme ne se laisse pas facilement apprivoiser. Nous avons tenté d’en savoir un peu plus à l’occasion de la sortie de son nouveau roman « Epitaphe d’un Con ».

Bonjour Dominique, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Oui je le peux…

Dominique SimonSi je vous demandais de nous présenter votre nouveau roman, Épitaphe d’un Con, que nous diriez-vous à son propos ?

Si vous avez de l’argent à foutre en l’air achetez  » Épitaphe d’un con » sinon volez le ! … Car comme indiqué dans le titre c’est l’histoire d’un con ! … Patron remettez nous ça ! …

Vous avez écrit de nombreux ouvrages : romans, publications scénarisées, adaptations télévisuelles ou cinématographiques… comment passe-t-on d’un style à l’autre, d’un exercice à l’autre ?

Il convient, à mon sens, d’adapter le vocabulaire et surtout le style à l’intrigue et ne pas, comme souvent j’ai pu le constater, tenter d’imprimer indûment une empreinte reconnaissable mais qui nuirait énormément au texte. En effet à mon sens le texte doit s’affranchir de son créateur, s’en délivrer même pour pouvoir mieux s’offrir au lecteur. Lorsque le sujet s’imprime en moi et que le travail commence, le style d’écriture s’impose naturellement, et définit au fil des pages un genre d’identité… Chaque travail que j’entreprends, aussi différent qu’il puisse finalement apparaître, se construit à partir de cette naturelle et à mon sens indispensable adéquation

Vous avez utilisé des pseudos dans votre carrière d’écrivain. Quelle est la raison de ce choix ?

Elles sont multiples … D’abord parce que j’écris aussi bien pour les enfants que pour les adultes ce qui, lorsque l’on voit la teneur des sujets que j’ai parfois abordés, peut facilement se comprendre, mais aussi parce que je ne suis pas en recherche de reconnaissance, n’ai guère de goût pour les réunions publiques et que l’opinion des autres m’importe complètement. Et puis dans le milieu où je gravite, écrire des romans… Cela manque de sérieux …

Certains de vos ouvrages ont été publiés chez des éditeurs au nom prestigieux, comme Fayard notamment. Pourquoi avoir choisi de quitter vos précédentes maisons d’édition renommées, connues pour faire confiance à Nombre7 ?

Je ne quitte personne simplement les deux majors chez qui j’ai publié ne peuvent, avec la meilleure volonté, publier tout ce que j’écris notamment en raison de l’éclectisme de mes productions. Aujourd’hui j’ai 8 éditeurs différents et m’en trouve très bien … Et puis je m’offre avec joie la possibilité de faire de belle rencontre avec d’autres sensibilités éditoriales, et d’ailleurs j’ai trouvé chez Nombre7 un véritable enthousiasme pour « Épitaphe d’un con » et en un coup de fil, Gilles Arnoult a emporté mon assentiment. Le désir sincère qu’il a manifesté de publier ce titre m’a sauté aux yeux… de plus il connaissait, je m’en suis aperçu dès notre premier contact, le texte au rasoir…

Alors je n’ai pas hésité longtemps …

En tant qu’écrivain expérimenté, que pourriez-vous donner comme conseil à nos nouveaux auteurs aussi bien sur la façon de mener leur future carrière que sur la façon de se rendre visible et de vendre leurs livres ?

Après quarante publications dont certaines ont eues un retentissement international puisque plusieurs fois traduites, je n’ai jamais consacré une minute à la promotion … Chaque écrivain est, comme tout à chacun, une singularité de l’univers donc à chacun de trouver ou suivre ou non son chemin… Et cela m’importe…

Olivia Mahieu – Rédactrice web chez Nombre7 Editions