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Oalenn de Braise

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Chers amis, je suis très heureuse de vous retrouver avec une nouvelle rencontre. Non seulement parce que j’ai adoré discuté avec Oalenn qui a un parcours singulier mais également car avec Gilles, nous avons planché sur une nouvelle formule.

Généralement, je construisais mes échanges selon les informations à ma disposition sur vous, vos ouvrages et ensuite j’ajustais suivant nos discussions … Tout en sachant que les meilleures interviews sont celles réalisées en face à face …

Si jamais Gilles veut bien sponsoriser tous mes déplacements, ce serait avec plaisir que je viendrais vous voir chez vous mais le BigBoss n’a pas l’air motivé. Si vous insistez pour me rencontrer, peut-être arriverez-vous à le convaincre de mettre la main au portefeuille 🙂

En attendant, le téléphone reste mon ami. En temps de confinement, il est bien pratique !
Seulement, nous avons trouvé avec Gilles que vos contributions manquaient de relief … Ne vous vexez pas mais soyons francs, vous ne nous donnez pas grand-chose. Vous répondez aux questions soit mais vos tripes, où sont-elles ? Souvent, vous oubliez que vous êtes :

une personnalité hors du commun, qui publie un libre hors du commun, que personne ne pourra oublier !

Vous n’y croyez pas ?

Alors comment les lecteurs le pourraient-ils ? Vous voyez où je veux en venir j’en suis certaine.

Alors timidité ou mauvaises questions ? Dans le doute – mais jamais je n’avouerais que mes questions furent insatisfaisantes – nous avons réfléchi avec Gilles à un format plus punchy sur un modèle identique pour tous les auteurs avec quelques questions réduites mais qui devraient vous pousser un peu dans vos retranchements.
Il est temps de vous lâcher ! Profitez de ce confinement pour réfléchir à votre positionnement et n’oubliez pas, vendre des livres, c’est une grande partie de communication !

Olivia Mahieu
Rédactrice Web – Nombre7


Nous commençons ce nouveau cycle avec Oalenn de Braise !

Confiez-nous une anecdote qui illustre votre personnalité

Je suis une femme transgenre, comme certains le savent, totalement décidée à vivre dans le genre qui est le mien.
Un jour portant plainte au commissariat de police on m’a répondu : «normal que ce genre d’incident vous arrive, habillez vous normalement et tout reviendra dans l’ordre.» Interloqué, mon côté breton a pris le dessus. J’ai exigé de voir un responsable gradé, sans quoi je ne quitterais pas les lieux. L’injection ne faisant pas effet j’ai prévenu que je téléphonais à La Dépêche du Midi. Cela n’a pas tardé et j’ai eu gain de cause, ma plainte a été enregistrée. Oui transgenre et obstinée !

Pouvez-vous présenter votre livre en 50 mots ?

Pensez à un pitch accrocheur et percutant !

Oalenn de Braise
« 7 nuances d’Elles »
témoignages sincères des Princesse de la nuit. Une ode aux respects, à la liberté de celles-ci.

Oalenn a fait l’impasse sur cet exercice pourtant essentiel lorsqu’il faudra qu’elle présente son ouvrage sur un salon ou même sur le plateau de La Grande librairie


Une expression favorite ?

«Ben m’enfin»

Généralement les mains posées sur les hanches, souvenir de mon enfance : Gaston Lagaffe, avec ses personnages hauts en couleur : Jules de chez Smith d’en face, Mademoiselle Jeanne, Monsieur Demesmaeker, Dudule (le poisson rouge) Chat dingue, la mouette rieuse…. Oui Spirou a bercé mon enfance Gaston était mon personnage préféré.
Anecdote bis : quand j’ai eu Jade, qui, chez Nombre 7, s’est occupée du suivi de mon livre, elle m’a dit qu’elle était belge et adorait Gaston Lagaffe. La boucle est bouclée.


Votre grosse déception littéraire ?

En termes de lecture, ce sont tous les écrits idiots et voyeuristes qui ont été fait sur le sujet des transgenres.
En termes d’écriture, c’est d’avoir attendu mes 64 ans pour écrire mon livre autobiographique.


Vous vous adonnez à des rituels d’écriture ?

Rituels, je ne sais si le mot est exact, pour moi. Je parlerais plus tôt d’habitude. J’ai toujours un calepin et un stylo sur ma table de nuit pour noter lors de mes réveils nocturnes les idées que j’ai en tête, un autre bloc note me suit, dans mon sac à main toute la journée, j’observe, j’écoute, questionne, je n’irais pas jusqu’à dire que j’espionne. Puis je remets le tout sur mon ordi dans des dossiers différents, par thèmes. Cela a été ma manière de procéder pour «7 Nuances d’Elles».


Écrivez-vous des choses que vous ne montrez à personne ?

Evidemment, j’ai mon jardin privé, je suis la seule et ma meilleure amie à en avoir la clé. Un jour peut être j’ouvrirais ce jardin, qui sait ?


Il vaut mieux être un écrivain avec de grandes idées ou un écrivain avec de grandes poches pleines ?

Je préfère de beaucoup avoir des idées, grandes je ne sais pas je ne suis pas la mieux placée pour l’affirmer.


Musso ou Levy
Musso ou Levy

Musso ou Levy ?

Au risque de choquer, ni l’un ni l’autre. Je n’ai lu aucun de leurs livres. J’ai longtemps arrêté de lire, sauf des essais philosophique ou sociologique : Bourdieu, Mafessoli, Edgard Morin… pour présenter des mémoires professionnels …. J’ai toujours travaillé dans l’éducation populaire (maintenant appelé l’animation socioculturelle.
A mon souvenir un de mes derniers livre acheté a été «La Modification» de Michel Butor. Autrement sur les bords de la Sèvres Nantaise, en péchant, j’ai lu tous les Rougon Macquart, une grande partie de Balzac…

Votre rêve littéraire secret et interdit ?

Mon rêve secret littéraire à ce jour serait de faire un livre sur ma vie professionnelle surtout, en presque 40 ans de carrière dans le culturel puis dans le social, j’en aurais des choses à dire. Restera-il interdit ????? J’ai des notes sur de vieux calepins, alors feront elles un jour partie de la réouverture de mon jardin privée ?

Nombre7, par choix ou par dépit ?

Sans aucune hésitation par choix.

Oalenn de Braise.
Auteure

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Éditeur et Directeur chez Nombre7 Editions, c'est un parcours multiple qui m'amène aujourd'hui à intervenir dans cet environnement littéraire qui m’a accompagné toute ma vie. Je suis à présent acteur de ce secteur avec un projet destiné à faire émerger de nouveaux auteurs et définir une "nouvelle frontière" pour l'édition.