Home La vie des auteurs Pierre-Etienne Maincent : « De l’industrie pharmaceutique à l’écriture ou l’accomplissement d’une ambition »

Pierre-Etienne Maincent : « De l’industrie pharmaceutique à l’écriture ou l’accomplissement d’une ambition »

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Nous avons envie dans cette partie blog, régulièrement de vous donner la parole et de vous mettre un peu dans la lumière. Cette fois-ci, c’est Pierre-Etienne Maincent qui répond à nos questions.

Bonjour Pierre-Etienne, pouvez-vous nous retracer votre parcours de vie ?

Pierre étienne MaincentJe suis entré dans l’industrie pharmaceutique en 1965 travaillant dans un grand groupe allemand puis dans un groupe anglais devenu le numéro 1 mondial du secteur. Une carrière ambitieuse qui m’a permis de gravir les échelons de rentrer dans le comité de direction. J’avais la charge de traiter toutes les questions de formation. J’assumais aussi personnellement les stages d’expression orale et de développement personnel. La relation à l’autre m’a toujours passionné.

Comment vous est venu ce goût et ce besoin d’écrire ?

Le goût d’écrire, je l’ai eu très tôt. J’ai commencé par écrire des poèmes, avec une facilité assez déconcertante. J’ai enchaîné sur des contes et des nouvelles, des pièces de théâtre … Très rapidement, je me suis rendu à l’évidence : un nom connu ouvre plus facilement les portes. Étonnant non 🙂

la Chaleur de l'AutomneLorsque je vous ai interviewé pour la quatrième de couverture de votre nouveau roman, la Chaleur de l’automne, vous me disiez « entendre vos livres ». Pouvez-vous nous dire ce que cela signifie ?

Je sais que ça peut faire sourire, mais lorsque j’écris, je suis bercé par la musique des mots. J’entends la fausse note ou le couac qu’engendre une phrase mal ajustée. C’est un peu comme des alexandrins, on pose les mots sur une musique. Il faut donner du souffle aux phrases. Je pense qu’un texte qui ne peut pas être dit à haute voix n’est pas un bon texte.

Ce billet porte sur l’ambition … avec la carrière brillante que vous avez eue, il vous reste toujours de l’ambition pour votre carrière d’écrivain ?

L’ambition, au sens pur du terme, n’est pas quelque chose qui s’épuise. Avoir de l’ambition c’est aimer la vie, c’est vivre ! C’est l’oxygène de la vie, ce qui va réveiller le « petit génie créateur» qui sommeille en chacun de nous. Chaque être possède du génie, l’ambition est l’élément qui va permettre de trouver l’impulsion nécessaire à son éveil.

Il important de continuer d’explorer, découvrir et tester de nouvelles voies, jusqu’au dernier souffle. Je n’ai pas rêvé d’écrire, j’ai eu l’ambition d’écrire. Le juge de paix, c’est le lecteur.

Est-ce le même sentiment, la même ambition qui vous a guidé dans votre vie professionnelle dans l’industrie et à présent dans votre vie d’écrivain ?

Oui, je ne crois pas que les êtres humains soient égaux. C’est comme ça. Ce qui est fondamental en revanche, c’est de leur donner l’égalité de chances dans la vie. Le reste est question de travail et de potentiel individuel. C’est là que l’ambition intervient.
Dans mon quotidien, cela se décline sous la forme d’une rigueur à laquelle je ne déroge pas.

Comment prend-elle forme dans votre quotidien de romancier ?

Je me lève à 5 heures tous les matins puis j’écris jusqu’à 8 ou 9 heures. J’imprime ensuite ce que j’ai écrit pour relire le texte le soir et le retravailler.
Le reste de la journée, je le consacre au sport et à ma vie affective avec mes enfants et mon épouse. J’observe aussi beaucoup. Un auteur, c’est avant tout un œil. Souvent l’idée de roman se trouve sur le pas de la porte.

Quelle est la suite de votre aventure de romancier ?

Vous parlez d’aventure, je crois que le mot est juste. Écrire, c’est partir à l’aventure avec les personnages et c’est aussi vivre une histoire avec chacun d’entre eux. Le fruit de cette aventure, c’est l’accouchement du roman. Vient ensuite la petite déprime du « post-partum» … on se sent vide de quelque chose mais pas de panique, en purgeant ses neurones, une nouvelle aventure prend forme.

Mon quatrième roman est achevé mais je ne me définis pas comme écrivain. Je le suis bien sûr dans le sens où je publie des livres, mais je préfère le terme de romancier. Je crois offrir à mes lecteurs un moment de rêve et d’aventure, rien de plus. Mais c‘est déjà bien !

Olivia Mahieu – Rédactrice web chez Nombre7 Editions

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